Projet GAWANI : résumé de nos actions et situation des femmes en pays AFARS.

12 Avr

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D’une surface équivalente à deux fois la France, l’Ethiopie est située dans la Corne de l’Afrique. Cette république fédérale est habitée par quelques 70 millions de personnes d’une grande diversité culturelle et religieuse. L’Ethiopie a connu pendant 30 ans une guerre civile; ce qui a grandement retardé son développement. Tous les 10 ans surviennent des sécheresses endémiques qui engendrent souvent des famines.

La région Afar, un des Etats fédérés, est peuplée par 2.5 millions de personnes dont la majorité sont des pasteurs semi-nomades vivant de l’élevage. Située au Nord Est de l’Ethiopie, cette région semi–désertique a beaucoup souffert de la sécheresse. Il s’agit de la région la plus démunie et dépourvue d’infrastructures sanitaire et scolaire du pays. Pour l’ensemble de cette région il n’existe qu’un seul hôpital et quelques centres de santé. On estime à 40% le nombre d’enfants qui meurent avant l’âge de 5 ans.

Mais c’est aussi la région où l’on pratique le plus l’excision et l’infibulation. En effet, 98 % des petites filles Afars sont soumises à ces traditions qui constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux de tout être humain, à la dignité et à l’intégrité. Ces mutilations génitales ont des conséquences désastreuses sur leur santé tout au long de leur vie parmi lesquelles hémorragies, incontinences urinaires, douleurs menstruelles et une femme sur deux meurt en couche.

Si ces pratiques sont pratiquées sur toutes les catégories sociales, leurs conséquences sont inégales en fonction de ces mêmes catégories. Les filles et les femmes de condition modeste, vivant dans les campagnes ou les villages reculés ne bénéficiant pas de structures sanitaires de proximité sont les plus exposées aux méfaits des mutilations sexuelles L’autre problème lié à l’excision, c’est l’ablation de la fistule qui fait de ces femmes de vrais parias : plus personne ne veut d’elles, ni le mari, ni la famille.

Les autorités de la région Afar sont favorables à la lutte contre l’excision et l’infibulation. Même les autorités religieuses ont pour la première fois demandées à la population d’interdire ces pratiques qui ne seraient pas d’inspiration musulmane.

L’association Femmes Solidaires est en contact depuis de nombreuses années avec les femmes de la Corne d’Afrique. Depuis 1995, l’association est mobilisée pour dénoncer les viols des femmes Afar en République de Djibouti.

Pour aider à supprimer ces pratiques notre association est en partenariat avec l’association locale Gamissa qui participe concrètement à la lutte contre l’excision et l’infibulation dans une double action : protéger les petites filles et les éduquer. Aujourd’hui notre association marraine 90 petites filles sur 2 villages. Celles-ci sont scolarisées, correctement nourries et ont un suivi médical régulier. Depuis quelques années, plusieurs centaines n’ont pas été excisées ! Parmi elles, une jeune fille qui a donné naissance à une petite fille. C’est une première dans le village, cette jeune femme a accouché en n’étant pas excisée. La maman et sa petite fille sont appelées dans le village  » les deux clitoris ».

Sous l’impulsion du docteur Claude Emile Tourné un de nos partenaires du collectif « Mieux naître en Afrique » soutenu par l’Ambassade de France en Ethiopie, six exciseuses de ces villages ont suivi une formation pour se convertir en sage-femmes. L’association Gamissa a la charge des visites des familles et alloue l’argent du marrainage, et dans le cadre d’une visite annuelle contrôle la santé et l’intégrité de la petite fille. Par ailleurs l’une des revendications des femmes éthiopiennes étant de pouvoir devenir indépendantes financièrement, il est prévu de permettre à la mère de mettre en place un projet pour améliorer son niveau de vie.

A la demande des femmes Afar d’Ethiopie, impliquées dans la lutte contre les mutilations génitales féminines, Femmes Solidaires en partenariat avec diverses associations a décidé de s’engager dans la création d’un refuge et centre de prévention. Ce centre est destiné à l’accueil et l’hébergement des femmes qui refusent d’exciser leurs filles et qui sont victimes des pressions dans leur village. Il doit également servir de refuge pour les jeunes filles qui subissent « les mariages forcés». La mission d’octobre et novembre 2011 a permis de réaliser le clos et le couvert du bâtiment. La viabilité du bâtiment (eaux, électricité, peinture, équipement) reste à faire pour rendre ce centre opérationnel. C’est l’objet des prochaines missions.

Concernant la construction du refuge nous travaillons avec l’association AYALOU AsdrA qui a déjà effectué plusieurs missions sur place et qui coordonne en ce moment le chantier des bâtiments.

La situation politique actuelle en Ethiopie ne permet pas à la délégation de partir pour terminer les travaux.

Le coût d’opération de la construction du refuge est estimé à env 30 000€. Nous avons déjà financé 15 000€ grâce à la mobilisation de l’ensemble de nos comités. Femmes Solidaires a mis en place un compte Ethiopie.

Personne à contacter :
Virginie BAILLY Association Femmes Solidaires 3 rue d’Aligre 75012 PARIS
Téléphone : 01 40 01 90 90
E-Mail : femmes.solidaires@wanadoo.fr

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